8 mars : Ce n’est toujours pas la fête, mais vivement !!!
Cette année encore, le 8 mars, nous ne ferons pas la fête, nous serons en lutte pour les droits des femmes.
Ce sera un dimanche et nous appelons à la grève !
À la grève et en manifestation en solidarité avec les femmes d’Iran et d’Afghanistan, de la Palestine et du Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier qui doivent faire face aux génocides, aux viols de guerre, aux mutilations sexuelles et mariages forcés.
- Nous appelons à la grève des tâches domestiques, de la consommation et du travail pour celles et ceux qui ne bénéficient pas du repos dominical.
- Nous appelons à manifester partout en France pour les droits des femmes, pour l’Égalité, contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement et contre l’extrême droite.
- Nous appelons à manifester contre le sexisme et les violences sexistes et sexuelles.
Il ne suffit pas de grandes déclarations, la volonté politique, c’est aussi budgétiser des actes.
En Espagne, dès 2004, une loi spécifique est votée contre les violences de genre et des tribunaux spéciaux, des crimes spécifiques sont créés. C’est en 2015, après le procès de « La Manada », que le pays transcrit la Convention d’Istanbul, premier traité international contraignant pour lutter contre la violence à l’égard des femmes, en garantissant un fonds d’un milliard d’euros sur 5 ans.
Depuis 2004, le nombre de féminicide a baissé de 24 % en Espagne.
Des négociations dans la fonction publique, accord aux Finances, concertations à la DGFIP… pour que l’Égalité devienne une culture et surtout une réalité concrète, notamment au travail avec de nouveau droits opposables et des budgets dédiés .
Des négociations ont lieu au niveau Fonction Publique mais le terrain est plus que mouvant avec en arrière plan un regard gouvernemental prédateur sur les absences liées à la parentalité, une faiblesse en matière de mesures contraignantes et un budget 2026 d’austérité.
Un accord ministériel pour la construction duquel la Fédération CGT Finances a grandement œuvré a été signé en septembre 2025 mais pas par la Fédération CGT. En effet, quand le ministère est capable de parler de tolérance zéro et dans un même temps de promouvoir un auteur de harcèlement, c’est la victime que nous devons pouvoir regarder sans baisser les yeux.
Un accord qui ne s’applique pas ne sert à rien.Nous voulons maintenant des actes forts, la protection des victimes et le déplacement des mis en cause.
A la DGFIP, nous avons participé à une concertation pour l’élaboration du nouveau plan Égalité en travaillant à plus d’Égalité dans les carrières, à plus de protection des victimes de violences sexistes et intrafamiliales. Là aussi, nous serons attentives à l’application concrète dans les services.
Les militantes doivent pouvoir prendre toute leur place aussi au sein de la CGT
Alors que les syndiqué.es sont plus de 5000 à la CGT Finances Publiques, seules 48 des secrétaires de sections sont de femmes, 18/50 élu.es en 2023 à la Commission Exécutive Nationale et 3/14 membres du bureau national.
Notre politique des cadres est volontariste mais trop de freins empêchent encore nos syndiquées de prendre des responsabilités.
Alors pour expliquer, pour rassurer, pour donner envie, nous organisons le 9 mars une journée réservée aux femmes pour échanger sur leur place dans le syndicat.
C’est en en parlant et en les connaissant que nous pourrons lever les freins.
Alors le 9 mars, si vous êtes une femme syndiquée de la CGT Finances publiques, connectez-vous à la journée d’étude qui vous est dédiée.
LE 8 MARS, TOUS ET TOUTES EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION POUR LES DROITS DES FEMMES !!