Combattre l’extrême droite, ce mouvement mortel pour notre démocratie
Hier comme aujourd’hui, les syndicalistes doivent être dans l’action contre la propagation des idées d’extrême droite. Au quotidien, dans le cadre du travail mais aussi au sein de nos cercles amicaux et familiaux, la bataille des idées est rude face à une extrême droite en voie de notabilisation en France et multipliant en Europe les alliances politiques avec la droite néolibérale et conservatrice.
La banalisation des idées d’extrême droite est un véritable fléau. C’est en partant du passé, de l’histoire sociale, de nos analyses et propositions que nous la combattrons résolument. Il est absolument nécessaire de faire savoir à quel point l’extrême droite est dans le camp du capital. Sa stratégie de charme envers les travailleur·ses, en reprenant prétendument des thématiques sociales, ne tend qu’à un objectif électoral.
Face à une mondialisation capitaliste sans règles environnementales et sociales justes, l’extrême droite promeut un capitalisme national en se gargarisant même d’être l’ennemi du grand capital et des « mondialistes et européistes ». Il n’y a rien à en attendre pour les personnes ne vivant que de leur travail. Leur ambition unique est la conquête du pouvoir et la mise en place d’un État autoritaire.
Le principal mouvement de l’extrême droite, le Front national, rebaptisé Rassemblement national en 2018, a réussi à passer de 4,5 millions de suffrages aux présidentielles de 1995 à 10,6 millions au second tour de 2022. La contamination par les idées d’extrême droite atteint un niveau record depuis la chute du nazisme et la fin du pétainisme. Malheureusement, les femmes, notamment celles issues des métiers précarisés et dévalorisés à prédominance féminine, votent dorénavant autant pour les partis d’extrême droite que les hommes.
La stratégie de normalisation du RN a aussi permis à Zemmour, avec l’aide des médias de Bolloré, d’occuper le terrain de l’extrême droite pétainiste, raciste et fasciste en reprenant les théories de Le Pen père et en utilisant ses amis et ses réseaux. Avec la théorie du « grand remplacement », qui ne repose sur aucun fait objectif mais sur l’exploitation des émotions et un racisme assumé, il dépasse 7 % des voix au premier tour de la présidentielle de 2022 et permet à l’extrême droite de dépasser les 32 % (total Le Pen, Zemmour et Dupond-Aignan).