Message de CGT FiP 91 sur l’accueil public sur 3 jours - 91
Depuis la mise en place des 3 matinées d’accueil imposées dans l’Essonne, la situation n’a cessé de se dégrader.
La CGT vous le dit clairement : ce n’est pas une amélioration, c’est une impasse.
On nous a vendu ce changement comme :
- “plus de respiration”,
- “deux jours pour souffler”,
- “moins de pression sur les agents”.
C’est faux. Archi faux.
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✅ 1. La réalité des agents : plus d’accueil, plus de flux, plus d’épuisement
Avec 3 matinées imposées, les agents constatent :
- un accueil saturé, t sous pression permanente,
– un report massif d’usagers depuis la fermeture de la TEA,
– un afflux continu, sans temps mort,
– une tension permanente et une charge nerveuse accrue,
– des matinées “avalées”, des après-midis saturées,
– l’impossibilité de traiter le fond, d’appeler les usagers, de suivre les dossiers.
❗ On ne respire pas plus. On s’épuise davantage.
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✅ 2. Le récit du “confort” est un mensonge
Beaucoup le disent :
> “On a deux jours pour souffler, c’est mieux.”
Non. Ce n’est pas mieux.
C’est l’effet pervers classique d’une réorganisation mal pensée : on fait croire qu’on allège, alors qu’on concentre la charge.
La direction n’a pas créé du temps, elle a compressé le travail.
Résultat :
✔️ la charge augmente,
✔️ le flux explose,
✔️ les agents trinquent.
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✅ 3. Derrière le dispositif : les suppressions d’emplois
Les 3 matinées ne sont pas un choix “organisationnel”.
Elles sont la conséquence directe :
– des suppressions d’emplois,
– de la réduction des moyens,
– de la désorganisation nationale de l’accueil,
– et de l’absence totale de vision DGFiP.
Ce n’est pas aux agents de payer la casse.
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✅ 4. Le pire : aucune harmonisation nationale
La direction invoque “la modernisation”.
Mais aucun texte national n’impose :
– 3 matinées,
– ces amplitudes horaires,
– ces modalités d’accueil.
Chaque département improvise dans son coin.
Résultat :
➡️ injustices,
➡️ pressions locales,
➡️ rupture d’égalité,
➡️ perte de sens.
Comment défendre le service public si chaque territoire fait différemment, sans bilan, sans cohérence, sans écoute ?
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✅ 5. Le service public en souffrance
Les agents le voient tous les jours :
– les files qui s’allongent,
– les usagers qui s’énervent,
– les missions impossibles à tenir,
– les priorités contradictoires,
– les délais qui explosent,
– la fatigue qui s’installe.
C’est cela, la réalité.
Et ce n’est pas le service public que nous voulons.
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✅ 6. Revenir à 4 matinées 9h–12h : ce n’est pas un caprice, c’est une nécessité
Revenir à 4 matinées 9h–12h, c’est :
➡️ retrouver une répartition plus fluide du flux
➡️ permettre une meilleure qualité d’accueil
➡️ éviter les matinées “surchauffées”
➡️ faciliter le travail de fond
➡️ redonner aux agents leur capacité d’action
➡️ reposer le collectif
➡️ sortir de l’enfermement et de l’épuisement
Ce n’est pas “demander plus d’accueil”.
C’est rééquilibrer ce qui a été cassé.
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✅ 7. Ce combat est vital : pour nous, pour nos conditions de travail, pour le service public
Nous ne sommes pas condamnés à subir.
Nous ne sommes pas condamnés à accepter une organisation incohérente, imposée sans concertation et contraire à toutes les notes centrales.
Les agents ne doivent pas payer les suppressions d’emplois.
Le service public ne doit pas être sacrifié sur l’autel du flux.
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✅ La CGT 91 demande le retour aux 4 matinées 9h–12h
✔️ pour retrouver de l’air,
✔️ pour rééquilibrer les charges,
✔️ pour améliorer l’accueil,
✔️ pour protéger les agents,
✔️ pour défendre notre DGFIP.
Le service public, c’est nous.
Nos conditions de travail, c’est maintenant qu’il faut les défendre.