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Message de CGT FiP 91 sur l’accueil public sur 3 jours - 91

Publié le 10 novembre 2025 - Lecture 3 mn

Depuis la mise en place des 3 matinées d’accueil imposées dans l’Essonne, la situation n’a cessé de se dégrader.
La CGT vous le dit clairement : ce n’est pas une amélioration, c’est une impasse.

On nous a vendu ce changement comme :

  • “plus de respiration”,
  • “deux jours pour souffler”,
  • “moins de pression sur les agents”.

C’est faux. Archi faux.

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✅ 1. La réalité des agents : plus d’accueil, plus de flux, plus d’épuisement

Avec 3 matinées imposées, les agents constatent :

- un accueil saturé, t sous pression permanente,
 un report massif d’usagers depuis la fermeture de la TEA,
 un afflux continu, sans temps mort,
 une tension permanente et une charge nerveuse accrue,
 des matinées “avalées”, des après-midis saturées,
 l’impossibilité de traiter le fond, d’appeler les usagers, de suivre les dossiers.

❗ On ne respire pas plus. On s’épuise davantage.

— -

✅ 2. Le récit du “confort” est un mensonge

Beaucoup le disent :
> “On a deux jours pour souffler, c’est mieux.”

Non. Ce n’est pas mieux.
C’est l’effet pervers classique d’une réorganisation mal pensée : on fait croire qu’on allège, alors qu’on concentre la charge.

La direction n’a pas créé du temps, elle a compressé le travail.

Résultat :
✔️ la charge augmente,
✔️ le flux explose,
✔️ les agents trinquent.

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✅ 3. Derrière le dispositif : les suppressions d’emplois

Les 3 matinées ne sont pas un choix “organisationnel”.
Elles sont la conséquence directe :

 des suppressions d’emplois,
 de la réduction des moyens,
 de la désorganisation nationale de l’accueil,
 et de l’absence totale de vision DGFiP.

Ce n’est pas aux agents de payer la casse.

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✅ 4. Le pire : aucune harmonisation nationale

La direction invoque “la modernisation”.
Mais aucun texte national n’impose :

 3 matinées,
 ces amplitudes horaires,
 ces modalités d’accueil.

Chaque département improvise dans son coin.
Résultat :
➡️ injustices,
➡️ pressions locales,
➡️ rupture d’égalité,
➡️ perte de sens.

Comment défendre le service public si chaque territoire fait différemment, sans bilan, sans cohérence, sans écoute ?

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✅ 5. Le service public en souffrance

Les agents le voient tous les jours :

 les files qui s’allongent,
 les usagers qui s’énervent,
 les missions impossibles à tenir,
 les priorités contradictoires,
 les délais qui explosent,
 la fatigue qui s’installe.

C’est cela, la réalité.
Et ce n’est pas le service public que nous voulons.

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✅ 6. Revenir à 4 matinées 9h–12h : ce n’est pas un caprice, c’est une nécessité

Revenir à 4 matinées 9h–12h, c’est :

➡️ retrouver une répartition plus fluide du flux
➡️ permettre une meilleure qualité d’accueil
➡️ éviter les matinées “surchauffées”
➡️ faciliter le travail de fond
➡️ redonner aux agents leur capacité d’action
➡️ reposer le collectif
➡️ sortir de l’enfermement et de l’épuisement

Ce n’est pas “demander plus d’accueil”.
C’est rééquilibrer ce qui a été cassé.

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✅ 7. Ce combat est vital : pour nous, pour nos conditions de travail, pour le service public

Nous ne sommes pas condamnés à subir.
Nous ne sommes pas condamnés à accepter une organisation incohérente, imposée sans concertation et contraire à toutes les notes centrales.

Les agents ne doivent pas payer les suppressions d’emplois.
Le service public ne doit pas être sacrifié sur l’autel du flux.

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✅ La CGT 91 demande le retour aux 4 matinées 9h–12h

✔️ pour retrouver de l’air,
✔️ pour rééquilibrer les charges,
✔️ pour améliorer l’accueil,
✔️ pour protéger les agents,
✔️ pour défendre notre DGFIP.

Le service public, c’est nous.
Nos conditions de travail, c’est maintenant qu’il faut les défendre.