NRP : EPISODE 2 - Vers une nouvelle restructuration du réseau de la DGFiP
6 ans après le nouveau réseau de proximité (NRP) la DGFiP prépare un NRP2 aux conséquences aussi désastreuses pour les agents et le service public que le NRP1.
Lancé le 6 juin 2019, le NRP a modifié en profondeur les structures de la DGFiP en supprimant la moitié de ses implantations territoriales. La CGT Finances Publiques au regard d’un rapide bilan aujourd’hui du NRP1, voit se profiler un NRP2 sur la plupart des missions de la DGFiP.
Un rapide bilan du NRP1 confirme ce qu’annonçait la CGT Finances Publiques : une désorganisation profonde des services, un mal-être des agents et un service public réduit.
La suppression d’une moitié des services de la DGFiP et la réorganisation des services accueillant les missions des services supprimés ont désorganisé l’ensemble des services de gestion infra départementaux de la DGFiP notamment ceux accueillant du public.
La CGT Finances Publiques en veut pour preuve la note de répartition des compétences entre les services de gestion comptable (SGC) et les conseillers aux décideurs locaux sortie début février 2026. 6 ans après s’il est encore nécessaire de repréciser les répartitions de compétences entre deux entités crées en 2019, c’est que le succès de la mise en œuvre du NRP n’est pas au rendez vous.
Malgré la torsion des chiffres afin de présenter favorablement le NRP, la CGT finances publiques a pu constater des résultats peu convaincants lors des rares groupes de travail sérieux et documentés que consent à organiser la DGFiP sur les missions. Sur nombre d’indicateurs, comme les délais de paiement, les taux de recouvrement, des services restructurés les résultats sont soit faibles, soit inexistants, soit mauvais.
L’accès aux services de la DGFiP a été fortement réduit, notamment l’accueil physique, indispensable pour toute la population éloignée du numérique.
Plus grave la CGT Finances Publiques s’indigne de l’insuffisance de réaction à la vague de suicide des agents de la DGFiP qui ne peut raisonnablement être décorrélé de la massification du travail et des suppressions de service.
La DGFiP s’était engagé à ne pas relancer de modification du réseau physique de la DGFiP avant 2026, non pas pour préserver les agents des Finances Publiques, mais pour attendre la prochaine échéance municipale. Mais aujourd’hui, nombre d’éléments permettent d’assimiler la revue des missions en cours comme un nouvel NRP2, cette revue des missions entraînant des suppressions de services et de structures.
La CGT Finances Publiques voit se dessiner un NRP2, se basant su la revue des missions qui peut être plus grave encore qu’en 2019 et avec des conséquences tout aussi désastreuses.
Alors que le NRP1 avait touché avant tout les services de gestion, le NRP2 sera probablement élargi à des missions de contrôle et d’expertise (contrôle fiscal, domaine, etc.).
La CGT finances publiques constate que, tout comme le NRP1 et les suppressions d’emploi se focalisent sur les services déconcentrés, et moins sur les services centraux de Bercy, le NRP2 touchera probablement tout au plus des services départementaux.
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