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RESISTANCE : 1er Mai, fête des travailleurs et travailleuses

Publié le 28 avril 2026 - Lecture 2 mn

1er Mai, institué par le Congrès de la Deuxième Internationale (Paris, 1889) comme journée de mobilisation internationale pour les 8 heures et ancrée en France comme jour férié et chômé depuis 1947

À Liévin, le nouveau maire RN supprime la cérémonie du 1er Mai organisée en mairie avec les syndicats.

Il affirme maintenir l’hommage aux mineurs, mais il met fin à un moment historique où les organisations syndicales avaient la parole, dans une ville profondément marquée par l’histoire ouvrière et minière en affirmant je cite : “Contrairement aux mensonges des journalistes et de l’opposition, la Mairie de Liévin n’a jamais annulé une cérémonie d’hommage aux mineurs le 1er mai prochain. Ce qui a été annulé, c’est une réunion politique en Mairie de certains syndicats d’extrême-gauche dont les revendications en 2026 n’ont rien à voir avec l’histoire glorieuse des mineurs. Bien évidemment la Mairie de Liévin continuera d’honorer la mémoire de nos anciens, notamment par un dépôt de gerbe."

Et c’est bien là le problème.

Le 1er-Mai n’est pas une simple formalité municipale.
C’est la journée des travailleuses et des travailleurs, des luttes sociales, de la mémoire ouvrière, de celles et ceux qui ont construit ce pays par leur travail, parfois au prix de leur santé et de leur vie.

Supprimer la place des syndicats dans cette cérémonie, c’est envoyer un message politique très clair : on veut l’hommage sans la lutte, la mémoire sans les travailleurs, le folklore ouvrier sans la parole ouvrière.

Le RN prétend défendre le peuple, mais dès qu’il arrive aux responsabilités, il s’attaque aux contre-pouvoirs, aux syndicats, aux traditions sociales et à tout ce qui rappelle que les droits ne sont jamais tombés du ciel et ont été conquis par la mobilisation. Leur façon de procéder et leur communication a réussi à mettre le doute au sein de la population et d’accentuer les divisions.

À Liévin comme ailleurs, la mémoire des mineurs ne peut pas être séparée de l’histoire sociale, syndicale et populaire.

À Liévin, notre identité est ouvrière. Notre mémoire est collective. Notre histoire mérite le respect.

On peut annuler une cérémonie.
On ne supprime pas la mémoire.
On ne décrète pas l’indifférence.

Le 1er mai appartient aux habitants.
Il appartient à celles et ceux qui travaillent.
Il appartient à celles et ceux qui se battent pour la dignité.

La mémoire ne s’efface pas, elle se transmet.

Il est urgent pour notre organisation d’être à l’initiative de coordination des luttes. C’est pourquoi, nous appellerons l’ensemble des organisations à nous rejoindre le jeudi 21 mai prochain sur l’étape d’arrivée des 4 jours de Dunkerque à Liévin.

Le RN ne veut pas de meeting politique en plein air des syndicats, nous seront présents aux côtés des travailleuses et travailleurs en nombre. L’enjeu est essentiel ! Notre combat contre les idées d’extrême droite doit s’effectuer sur le terrain aux côtés des travailleuses et des travailleurs.