Pas de repos le 15 mai ? Prenons-le !
Depuis des années c’est la même punition :
Suppressions d’emplois : quitte à nous mettre en grande difficulté et à faire monter la pression dans les services et à l’accueil. Quitte à contourner Sirhius pour refuser des congés via des plannings excel vérouillés. Quitte à détourner la nature du télétravail et l’utiliser comme pression sur les un.es et carottes sur les autres. Le tout saupoudré d’arbitraire, voir de discrimination, sous prétexte de raison de service.
Restructurations permanentes : destruction de notre réseau de proximité de pleine compétence, fusions-suppressions de services non-stop, ils s’attaquent maintenant aux missions. Les effets sont délétères sur les conditions de travail et notre santé mentale
Délestages entre services : pour soi-disant absorber des pics d’activité, alors que les services de délestage sont eux aussi en manque d’effectifs. C’est le règne de l’absurde !
Nouvelle méthode d’évaluation des emplois : le but n’est autre que de masquer un maximum de postes vacants et de continuer à supprimer des emplois, en priorité dans les services de gestion.
Montée en puissance de l’intelligence artificielle : loin de simplifier le travail, elle induit des tâches de corrections, elle industrialise davantage notre travail, le déshumanise, et c’est une machine à détruire des emplois.
Gestion des personnels : SARH éloignés des agents, RH locaux en sous effectifs, manœuvres pour ne plus rembourser les frais de déplacement, demandes de remboursements brutales d’indus, affectations arbitraires au profil, culte de la performance, etc. La DG ne nous considère que comme des « unités » qui coûtent et sont à pressuriser.
Décrochage des salaires : perte de pouvoir d’achat du point d’indice depuis 2000 qui dépasse 28 %, revalorisations de + 3,5 % en 2022 et + 1,5 % en 2023 qui n’ont jamais rattrapé l’inflation, gel en 2024, 2025 et 2026, suppression de la GIPA 2024 et 2025, réduction de 10 % de la rémunération en congé maladie ordinaire. Voilà comment le gouvernement considère notre travail !
Constat non-exhaustif
Conclusion : nous en avons assez d’être maltraité·es !
Un taux de suicides au sein de la DGFIP d’environ le double du taux moyen de la population française… Et on nous refuse la possibilité d’un temps de respiration ?
Par une note du 7 nov 2024, la Directrice générale annonçait :
« mettre un terme, à compter de 2025, à la pratique DGFiP dite des « ponts naturels », et avoir une attention particulière sur la prise de congés durant les périodes de forte activité qui entourent les jours fériés. »
Tous et toutes en grève le 15 mai 2026 !
(un préavis de la CGT Finances Publiques couvre les collègues qui voudraient se mettre en grève)