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Pour abroger la réforme des retraites, Pour un budget qui réponde aux besoins de la population et de nos services publics

Publié le 20 novembre 2025 - Lecture 3 mn

Le 2 décembre 2025 Toutes et tous en mobilisation, y compris par la grève

Depuis les premières mobilisations contre la réforme des retraites, nous avons refusé de tourner la page. Cinq gouvernements sont tombés du fait de la violence de leur politique anti sociale et de leur refus d’abroger cette « contre-réforme ». Suspension, décalage, promesses de discussions, les manœuvres sont grossières… nous n’en resterons pas là !

Fidèle au mandat donné par les salarié·es, la CGT continuera à se battre jusqu’à l’abrogation de la réforme des retraites et portera ses propositions pour financer le retour de la retraite à 60 ans à taux plein.

Quant au budget 2026, sans la mobilisation du monde du travail, il aura des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays.

Aucune réelle mesure de justice fiscale n’a été adoptée. Avec le soutien de l’extrême droite, l’Assemblée nationale a rejeté la taxation du patrimoine des milliardaires destinée à corriger la sous-imposition de leurs revenus par rapport au reste de la population (taxe Zucman) et les mesures visant à remettre en cause une partie des 211 milliards d’aides publiques dont bénéficient les entreprises chaque année sans condition ni contrepartie.

Aucune réelle mesure de justice fiscale n’a été adoptée. Avec le soutien de l’extrême droite, une majorité à l’Assemblée nationale a rejeté la taxation du patrimoine des milliardaires destinée à corriger la sous-imposition de leurs revenus par rapport au reste de la population (taxe Zucman) et les mesures visant à remettre en cause une partie des 211 milliards d’aides publiques dont bénéficient les entreprises chaque année sans condition ni contrepartie.

C’est aussi le gel des pensions de retraites jusqu’en 2030, ainsi que, à ce stade, de toutes les prestations sociales. Malgré un vote majoritairement contre de l’Assemblée nationale, le sénat souhaite rétablir les mesures. Quant au doublement initialement prévu des franchises médicales, qui pourraient atteindre 350 € par personne par an, l’augmentation des frais de complémentaire et l’explosion des dépassements d’honoraires, malgré un vote majoritairement contre de l’Assemblée nationale, le gouvernement menace d’un décret si le déficit de la Sécurité sociale devait dépasser un hypothétique 20 milliards d’euros. Et là aussi, le sénat peut très bien rétablir sans attendre ces mesures.

3 000 suppressions de postes de fonctionnaires sont programmées. C’est une honte alors que nos services publics, qui sont au service de la population, sont déjà exsangues. Le salaire des agent.es de la Fonction publique est gelé alors qu’il a déjà baissé depuis vingt ans de 23 % en euros constants (c’est à dire corrigé de l’inflation). Les moyens de tous les services publics sont en baisse ainsi que les dotations aux associations… jusqu’aux Ehpad qui sont mis au pain sec ! 

À la DGFiP, la situation est alarmante !

En octobre 2025, 35 actes suicidaires ont été identifiés (16 tentatives connues et 19 suicides). Alors que le taux de suicides au sein de la population française était de 13,4 pour cent mille en 2022 (donc sur 12 mois), il est déjà de 20,4 pour cent mille sur 10 mois en 2025 dans nos services. Mais l’État, notre employeur, ose programmer pour 2026, 550 suppressions d’emplois supplémentaires à la DGFiP !

Il faut redonner du sens à notre travail, sortir de l’industrialisation des taches. Et ce n’est pas une approche quasi magique de l’IA qui sera la solution, alors que les agents perdent leur temps à corriger ses erreurs et approximations.

Quant aux restructurations et suppressions de services, elles sont permanentes, avec des conséquences délétères : mobilité forcée ou induite des agents, difficultés d’articulation entre vie privée et vie professionnelle, sensation d’insécurité sur la pérennité de son poste, de son service, de sa mission.

Amplifions nos mobilisations pour défendre nos emplois, nos conditions de travail, nos salaires et faire avancer la justice sociale, fiscale et environnementale.

Nous voulons enterrer définitivement toutes ces régressions, gagner l’abrogation de la réforme des retraites et obtenir les moyens nécessaires pour nos services publics, dont la DGFiP !