GT du 22 mai 2026 : Handicap - Déclaration liminaire
Nous sommes convoqués à ce groupe de travail handicap sur une demi-journée pour étudier une sorte de bilan de la DGFiP en matière de recrutement/dépenses/valorisation sur le handicap et pour « finaliser » le plan directionnel handicap DGFiP 2025-2026.
Encore une fois, le temps d’échange consacré au handicap avec les organisations syndicales reste très limité. Une demi-journée pour traiter de sujets aussi importants paraît largement insuffisante et reflète le peu d’importance qu’accorde la DGFiP au handicap et aux personnes porteuses qui en sont porteuses, sans parler de sa conception du dialogue social (mais ça ce n’est pas nouveau !).
Comme d’habitude, le bilan est largement constitué de chiffres, de statistiques et de mises en avant des actions de valorisations, la direction générale affichant un satisfecit constant.
Pour la CGT Finances publiques, traiter du handicap ne doit pas se réduire à des bilans chiffrés et à mettre en avant quelques actions à la marge. Les personnes en situation de handicap méritent un traitement au plus près de leurs problématiques et le plan directionnel Handicap 2025-2026 qui nous est présenté pour finalisation (6 mois avant son terme !!) n’y répond que très partiellement !
L’État employeur a un devoir d’inclusion des personnes en situation de handicap, il doit leur permettre de vivre de leur travail et dans ce cadre mettre tout en œuvre pour aménager leur poste de travail, favoriser les déroulés de carrière (recrutement, promotion intra et inter catégorielle, mutations, formations…) et le maintien dans l’emploi.
Cela passe par : l’aménagement des épreuves des concours, la mise en œuvre des dispositifs de titularisation et de promotion, notamment par voie de détachement avec maintien sur la résidence administrative de l’agent (ce que la DGFiP, qui était expérimentatrice, n’a toujours pas mis en œuvre) et la recherche de solutions pour garantir le maintien effectif dans l’emploi.
Dans le cadre de la promotion inter catégorielle, la question de la formation initiale doit être travaillée pour lever les freins à la promotion. La formation initiale à la DGFiP ferme la porte à certains collègues souffrant de pathologies invalidantes. Il est temps de repenser les rythmes d’apprentissage pour les personnes porteuses de certains types de handicap, voire de permettre pour certain·es de suivre la scolarité en distanciel.
Cela passe aussi par l’accessibilité bâtimentaire et plus largement des transports publics, des logements, des outils et services digitaux.
La DGFiP doit travailler à créer les conditions pour que les personnes en situation de handicap ne cachent pas leur handicap par peur d’être stigmatisées, discriminées, mises en difficulté dès leur arrivée à la DGFiP (et on le voit trop souvent en cap de non titularisation) et tout au long de leur carrière.
La prise en compte du handicap doit amener à bannir le réflexe que l’on rencontre trop souvent dans cette administration de comparer la production d’une personne en situation de handicap à une personne valide. Oui, certaines formes de handicap influent sur le rendu, la concentration, la fatigue et la médecine du travail a son rôle à jouer. Pour cela elle doit être renforcée… Pour autant, les collectifs de travail peuvent se sentir désarmés face aux situations de handicap.
Pour la CGT finances publiques, l’administration doit former les collectifs accueillant des personnes en situation de handicap et, au-delà, intégrer dans les cycles de formation initiale une formation obligatoire abordant le cadre légal, l’ensemble des situations de handicap et les gestes pour inclure ces personnels.
La CGT Finances publiques, au-delà des déclarations de bonnes intentions de la DGFiP, attend a minima la mise en place concrète des mesures contenues dans ce plan (et nous insistons sur le fait qu’il ne répond que très partiellement aux problématiques des agents en situation de handicap).