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GT du 19 février 2026 : Secteur Public Local - Compte rendu

Publié le 24 mars 2026 - Lecture 3 mn

Les manquements de l’administration mis à jour

Le groupe de travail (GT) devait aborder 7 fiches relatives au secteur public local.
Mais les problèmes d’Hélios ont occupé tous les débats.
L’administration n’a pas répondu aux questions et a éludé les revendications.

La situation

Le jeudi 5 février, HÉLIOS est complètement tombé en panne et des données ont été perdues.
L’administration se targue d’avoir communiqué fortement pour informer des soucis de l’application.
L’administration se targue que l’activité reprend (avec 600 000 flux le mercredi 19/02).
La priorité est mise sur les payes et les dépenses, et la Direction Générale admet que CDG-D (Accès aux comptes de gestion) n’est pas encore opérationnel. Le redémarrage sera progressif à partir de la semaine suivante.
Pour les délais de paiement et les intérêts moratoires, la DG estime qu’il est encore trop tôt et qu’il faut reprendre les travaux pour commencer.

Pour rattraper le retard et tenter d’améliorer les conditions de gestion, la DG se vante d’avoir obtenu une autorisation écrite du ministre signée le jour même (20-02-2026) pour alléger les contrôles de dépenses.
Ainsi, la DG pense qu’il n’y aura pas de mise en cause possible de responsabilité des personnels sur le périmètre de la dépense.

De nombreux problèmes persistent

Pour la CGT Finances Publiques, le problème de dysfonctionnement d’HÉLIOS n’est qu’un des signes du manque de moyens mis en œuvre par l’administration pour faire fonctionner correctement le service public.

La perte d’effectif dans le réseau ne peut pas aider, et les 550 suppressions d’emplois encore cette année 2026 prévus au budget ne peuvent que détériorer la situation.

Dans la situation de crise d’HÉLIOS du mois de février, certains départements ont accordé des autorisations spéciales d’absence (ASA) aux personnels ne pouvant pas travailler sur HÉLIOS.
Mais de nombreux départements ont obligé les agents à prendre des congés (forcés).
La CGT Finances Publiques a demandé à ce que tous les congés forcés des personnels soient transformés en ASA.
La DG a pris note de cette revendication et promis de la faire remonter aux services RH.
La DG a remercié des efforts faits par les personnels pendant cette crise.

La CGT Finances Publiques a déclaré mesurer la sincérité de ces remerciements au fait d’accorder des ASA aux personnels.

D’autres problèmes demeurent
L’administration précise que HÉLIOS refonctionne.
Il n’en est rien.

D’abord le cumul des flux en retard crée un engorgement dans l’application qui ne permettra un fonctionnement optimal avant longtemps.
Les personnels seront nécessairement mis sous double pression de la hiérarchie d’un côté pour rattraper le retard dans les délais de paiement, des ordonnateurs de l’autre côté qui voudront l’exécution rapide des retards de paiements accumulés.
L’administration veut une priorisation des dépenses, mais il est impossible de voir quelle dépense est urgente de celle qui l’est moins à l’arrivée dans la bannette.
Si des difficultés persisteraient trop, des inquiétudes quant aux payes des personnels des collectivités locales sont éventuellement à craindre.
Devant l’afflux de travail et la pression hiérarchique, nous rappelons que de nombreux agents ont déjà vus leurs congés amputés.

Ensuite, pour un « meilleur » fonctionnement de l’application, les flux ont été priorisés : PES V2 dépenses et recettes.
Or, des flux pourtant nécessaires dans la chaîne de travail ont été laissés de côté comme les flux d’acquittement ou encore le PES Retour.
Cela nuit au bon fonctionnement et entérine le retard de la reprise sur HÉLIOS.

La question de comptes de gestion (CDG-D) est un problème traité à part. Alors qu’il est possible de les voter jusqu’à fin juin, il a été rappelé à l’administration que les élections municipales ont lieu en mars et que nombre de communes veulent faire voter les comptes de gestion avant, c’est-à-dire dès à présent.
Or, la capacité à produire ces comptes est soumise à des validations successives entre ordonnateur et comptable alors que l’administration ne peut pas nous certifier quand CDG-D refonctionnera correctement.
Ces délais risquent d’empêcher aux ordonnateurs de disposer des comptes avant les élections.
L’administration a été avertie de la gravité de la situation et des risques de remontées massives de mécontentement des ordonnateurs mais n’a aucune solution à proposer.

La CGT Finances Publiques regrette l’insuffisance de l’aide aux agents et l’absence de reconnaissance des problèmes par manque de moyens.
D’autre part, la communication de la DG sur la crise est jugée largement calamiteuse et n’a pas pris en compte les problèmes à venir vis-à-vis des ordonnateurs.

La seule vraie réponse concrète apportée est une couverture par lettre ministérielle pour permettre d’effectuer toutes dépenses avec une absence de contrôle !