GT du 23 octobre 2025 : Formation Professionnelle - Compte rendu
Les représentant de la CGT Finances Publiques ont lu leur déclaration liminaire.
Par ailleurs, la CGT Finances Publiques a aussi interpellé la Direction Générale sur des problématiques qui deviennent pour certaines récurrentes à savoir :
– L’affectation au choix en local des inspecteurs et par extension des inspecteurs stagiaires qui pénalise l’ensemble des agents et remet en cause les priorités légales ;
– La mise en place de la PSC et notamment l’abandon par l’administration des stagiaires arrivés à partir de septembre 2025 ;
– La non revalorisation de la prime de scolarité depuis 2006 qui paupérise toujours plus les stagiaires ;
– le versement de la prime de déménagement des stagiaires dès leur arrivée réelle dans leur direction d’affectation (sans attendre le 01/10) ;
– la densité des formations initiales dans un temps contraint et la mise en place d’un jour en autonomie (projet ARIANE).
Réponse de l’administration/commentaires de la délégation CGT Finances Publiques
Affectation au choix des inspecteurs
L’administration a fait des webinaires, il y a eu un accompagnement des personnels.
Le recruteur ne doit pas s’enfermer dans une grille de lecture, le cadre doit être large et c’est au candidat de savoir pourquoi il postule et de le motiver.
Un bilan sera réalisé pour les affectations des titulaires au GT LDG.
Pour la CGT Finances Publiques, le recrutement au choix, c’est l’arbitraire, le ressenti voire le jugement d’une personne à un instant donné.
C’est la fin de la prise en compte des situations personnelles à travers l’application des priorités légales et des critères subsidiaires.
L’affectation selon la règle de l’ancienneté administrative/rang de sorti au concours pour les stagiaires n’est peut-être pas la panacée, mais elle a le mérite d’être objective, comprise et la même pour tous !
La mise en place de la PSC pour les stagiaires
Le directeur de l’Enfip affirme avoir prévenu le Secrétariat Général en amont des problématiques d’affiliation à la sécurité sociale et du manque de possibilités offertes aux stagiaires en matière de couverture complémentaire. Il indique « nous ne prendrons pas ce travail à notre charge, on en a pas les moyens humains » avouant que « la situation n’est pas idéale ».
Il ajoute que la conséquence du choix de l’opérateur ALAN est la perte de logements pour les stagiaires gérés par la MASFiP à partir de mai 2026. Le nombre de logements concerné est de 17 sur LYON, 34 sur Noisiel, et quelques-uns sur Toulouse.
L’ENFiP se dit mobilisée pour en trouver d’autres…
Pour la CGT Finances Publiques, l’administration n’a pas tenu compte de la situation particulière des stagiaires et notamment cette année 2025 où la MGFI n’a pas assuré les permanences dans les établissements de formation initiale. Des stagiaires sont aujourd’hui sans couverture sociale complémentaire jusqu’au 1er janvier 2026.
Enfin, la situation du logement des stagiaires, déjà compliquée risque d’être très problématique à partir de mai 2026.
Pour la CGT Finances Publiques, la solution passe par le 100 % sécu pour tous et une politique ministérielle de logements sociaux à la hauteur des effectifs du ministère ( plus de 130 000 agents).
La situation des femmes enceintes
L’administration estime qu’en termes d’intégration au collectif, il est important que le stagiaire recommence une formation. Elle indique par ailleurs que les pratiques métiers et la législation évoluant rapidement ce serait préjudiciable aux stagiaires de ne pas leur refaire reprendre leur scolarité en début de cycle. L’administration se dit cependant prête à regarder avec bienveillance les situations particulières.
Pour la CGT Finances Publiques, un décret Fonction Publique a été publié le 2mai 2025, permettant (en particulier) l’attribution d’une note moyenne (ou médiane) aux fonctionnaires stagiaires absents et pour lequel une nouvelle épreuve n’a pu être organisée. En pratique, cela permet aux fonctionnaires absentes pour raison de grossesse de ne pas avoir à recommencer une scolarité.
les stagiaires n’ont pas besoin de « bienveillance » mais juste que les droits de l’ensemble des agents publics leur soient accordés par la DGFIP ! L’administration doit appliquer les textes fonction publique ! Une saisine de la DGAFP est en cours sur ce sujet.
Attribution de la prime de déménagement aux stagiaires
L’administration indique que n’étant pas titulaires à leur arrivée dans les départements (pour le stage pratique), les stagiaires ne peuvent en bénéficier qu’a parti de septembre pour les inspecteurs stagiaires et octobre pour les contrôleurs.
Revalorisation de l’indemnité de stage
L’administration indique que c’est un dispositif fonction publique et qu’elle n’a pas la main.
Prise en compte des situations de handicap des stagiaires
L’administration indique que les cas de non titularisation sont rares et que, chaque fois que possible, on permet le redoublement ou prolongation de stage.
Si en fin de stage, la titularisation s’avère impossible, c’est que la direction locale pense que l’agent n’a pas les capacités.
Un groupe de travail dédié au handicap a été demandé par les OS et s’est tenu en 2024. L’administration recueille les attentes tant en matériel qu’en équipement. La problématique du transfert des équipements entre établissements et direction d’affectation progresse. Le bureau CVT a travaillé sur la sensibilisation à ce sujet.
La DGFiP accueille plus de 6 % de personnel en situation de handicap et s’en félicite.
Pour la CGT Finances Publiques, au-delà des chiffres dont l’administration semble se contenter, la prise en compte des situations de handicap des personnels passe surtout par l’aménagement des rythmes et des charges de travail et cela la DGFiP s’y refuse ! La formation/sensibilisation de l’ensemble des personnels aux situations de handicap et à leurs problématiques est aussi la clef d’une intégration réussie.
Réforme des concours
Des groupes de travail se sont réunis pour travailler sur l’attractivité. Des choix ont été faits, l’administration espère que cela marchera. Un bilan sera réalisé dans quelques années.
L’administration veut ouvrir les concours externes à de nouveaux profils. Le concours externe d’inspecteur analyste (informaticien) ne comportera plus aucune épreuve écrite, l’admissibilité se déroulant uniquement sur titres !
Il était important de réduire le temps entre la publication des résultats et la prise de poste (formation) pour éviter une évaporation des lauréats.
L’administration se dit consciente que l’attractivité de la Fonction Publiques, ne passe pas forcément par la forme des concours. Cependant, elle travaille toujours sur l’attractivité et les résultats de la DGFiP sont relativement bons et enviés par d’autres ministères.
La CGT Finances publiques est attachée à :
– Un recrutement basé sur les concours, seul rempart possible contre l’arbitraire ;
– L’adéquation entre le programme du concours concerné et le niveau de diplôme requis ;
– Des concours externes qui maintiennent une épreuve écrite de culture générale afin d’éviter des candidats pré-formatés sur un type particulier de profil.
Dé densification des formations initiales
L’administration indique que, tout ne pouvant être dispensé lors de la formation initiale, il doit y avoir ensuite une période de formation continue (parcours complémentaire obligatoire de formation).
Sur le 4+1 dispositif Ariane, on en est à la 3ème année complète pour les cadres B et 2ème pour les cadres A. Des évolutions de contenus ont été réalisés, des aménagements doivent être encore réalisés, en renforçant les moments de reformulation.
Un format qui répond à la montée de l’informatique dans notre société et à la forte volumétrie de stagiaires accueillis ces 5 dernières années.
L’apprentissage en distanciel est déjà mis en place dans d’autres écoles professionnelles. De plus, on rappelle qu’on n’ira pas plus loin, on restera en 4+1.
Pour la CGT Finances Publiques, les scolarités rénovées n’ont eu pour but que de réaliser des économies budgétaires sur la formation des stagiaires A et B en raccourcissant la partie théorique au profit d’un stage pratique sur le poste de première affectation afin de mettre au travail les stagiaires dès leur arrivée dans les services. Drôle de conception de l’apprentissage ! De plus, les formations initiales précédant la réforme permettaient de former les stagiaires à la quasi-intégralité des métiers de la DGFIP,les défaillances de formation sont donc uniquement imputables à un choix délibéré de l’administration !
Les stagiaires considèrent souvent le 4+1 uniquement comme une respiration dans des semaines très denses.
En termes de pédagogie, le choix des matières faisant l’objet d’un apprentissage en autonomie est plus que discutable (le contrôle fiscal, les revenus de source étrangère et les régies par exemple) et au final, le temps nécessaire à l’assimilation des notions est plus important qu’en présentiel.
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