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CSAR du 16 février 2026 : Analyse de la la CGT Finances Publiques

Publié le 10 mars 2026 - Lecture 2 mn

Le 16 février 2026 s’est tenu un Comité Social d’Administration de Réseau.
Eu égard au caractère extrêmement dégradé du dialogue social, la CGT Finances publiques a décidé de ne pas siéger à cette instance qui, de plus, devait valider les 550 suppressions d’emplois votées avec le budget 2026.
Dans le même temps, la CGT Finances Publiques a adressé un courrier aux députée·es sur l’évolution catastrophique de la DGFiP et sur la vague de suicides qui ne peut qu’y être liée. Vous avez reçu cette adresse par mail et pourrez la retrouver sur notre site.

Ce CSAR devait débuter par une désormais habituelle intervention de la directrice générale.
Cette pratique nouvelle laisse à penser que le CSAR est pour elle un terrain d’expression libre, de tribune politique, de longs monologues, alors même que l’ordre du jour est systématiquement interminable et que les organisations syndicales sont sommées de faire court...

Parmi les autres points prévus, nous faisons ici l’analyse des documents reçus :

1. LA DÉCONCENTRATION DES ACTES DE GESTION

En 2023, la DG avait déjà essayé de transférer certains actes de gestions vers les directeurs locaux.
Cette opération avait échoué, le Conseil d’État l’avait retoquée pour non-conformité due à la mise en place des Secrétariat Généraux Communs (SGC).

La direction nous vend le fait que désormais un décret indique que la DGFiP fait figure d’exception aux SGC et donc permet la déconcentration des actes de gestion.
Ce qu’oublie de dire la direction générale, c’est que désormais les directeurs sont sous les ordres des préfets : les DDFiP et DRFiP sont évalués par les préfets et leur nomination est soumise à validation des préfets. Bref, les directeurs des finances publiques doivent rendre compte au pouvoir local de l’État et l’exception n’est qu’illusoire.

Malheureusement, nous ne sommes plus à un mensonge près de la part de l’administration.

Ainsi, sous couvert d’une gestion plus proche du terrain, la DGFiP veut que soient de la compétence unique des DDFiP et DRFiP :
 Le recrutement et le renouvellement des contrats à durée déterminée (CDD) ;
 La gestion des sanctions disciplinaires prononcées au titre du premier groupe pour les agents de catégorie A, B et C ;
 Les opérations de mutation et d’affectation au niveau local.

Pour la CGT Finances publiques, un des seuls intérêts restant aux agents de la DGFiP, c’est celui d’être fonctionnaire d’État et donc d’avoir une égalité de traitement sur le territoire. Malheureusement, avec les nombreuses réformes, cela est de moins en moins vrai.

Donner un tel pouvoir à des directeurs locaux, qui parfois ne sont pas fonctionnaires, aboutirait à d’énormes inégalités d’une direction à l’autre.

Aujourd’hui déjà, on ne compte plus les directions qui prennent des décisions iniques sur les frais de déplacements, sur la gestion des harcèlements (en général dans un seul sens). Alors si d’ici quelque temps, ils ont carte blanche, les agents risquent de voir poindre le chantage à la discipline ou encore le choix de celui qui pourra muter . Bref gare à ceux qui feront des vagues.

Pour la CGT Finances publiques, la déconcentration de ces actes de gestion n’est nullement une simplification. C’est pour l’administration un moyen supplémentaire de supprimer des postes en centrale sans pour autant en créer dans les directions locales.

La CGT Finances publiques est contre ce projet synonyme d’iniquité.

2. LA RÉFORME DU DÉCRET STATUTAIRE DE LA CATÉGORIE A

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3. LES CENTRES DE CONTACT PROFESSIONNELS

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4. L’IA À LA DGFIP

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Ordre du jour vaste, documents préparatoires fades, possibilités d’intervention réduites, moyens de la DGFiP en berne, conditions de travail qui continuent à se dégrader, le CSAR est décidément vide de sens, uniquement utile à alimenter les statistiques d’un dialogue social factice.