CCP n°1 du 19 mars 2026 - Déclaration Liminaire
La CGT Finances publiques l’a déjà crié haut et fort et le criera encore longtemps.
Les agents « berkanis » occupent des missions essentielles à la DGFiP.
Ils sont des agents de la DGFiP même si elles et ils n’ont pas le statut de fonctionnaire
ET CE MALGRÉ NOS DEMANDES DE TITULARISATION RÉPÉTÉES .
Certaines directions et certains encadrants l’ont bien compris et malheureusement elles et ils l’appliquent un peu trop.
Désormais quasiment plus de contact, toutes les informations circulent par mail, ces collègues n’ont qu’à se connecter à chaque fois qu’elles et ils arrivent ou quittent leur site de travail.
Tout cela est bien beau mais pensez-vous réellement que les agents « berkanis » ont le temps et l’énergie d’allumer l’ordinateur ou de changer la session de travail, pensez-vous réellement que c’est par cette méthode que l’info doit circuler.
Si tel est le cas, la CGT Finances publiques revendique que l’on revoit le plan d’activité des berkanis dans l’ensemble des services.
En effet, ce temps n’est pas quantifié dans leur mission, il faut donc réduire les surfaces à nettoyer.
A l’heure où beaucoup de manager obligent chaque agent de son service à être présent en même temps que tous les autres afin de maintenir la cohésion et les relations entre collègues, il serait de bon ton que les responsables de sites en fassent autant avec les agents berkanis.
Sous couvert de protection, nombre de contrats ont été modifiés afin que ces derniers soient présents pendant les horaires de travail, ils sont donc facilement « contactable » physiquement.
L’information doit être orale et non digitale.
Il est anormal que les agents berkanis soient encore considérés différemment en fonction de leur affectation.
Comment peut-on entendre qu’ils et elles ne soient pas associés lors de travaux ?
EN effet pour certaines, elles se retrouvent devant le fait accompli. Elles font le ménage alors que le lendemain, c’est poussière à tout-va.
Je ne pense pas que certains ou certaines encadrants apprécieraient de voir leur travail mis au rebut dès le lendemain.
Même si au regard des événements qui arrivent en ce moment à la DGFiP la CGT Finances publiques se pose la question de l’utilité de certaines décisions prises sans concertation ou imposées.
Dans un DGFiP de plus en plus « digital », il ne faut pas oublier que ce sont avant tout les femmes et les hommes qui font notre Direction.
La CGT Finances Publiques rappelle qu’en botanique, la digitale est mortelle, il faut l’utiliser à bon escient et de manière raisonnée. À haute de dose, elle est fortement toxique.
Dans un contexte malheureux où le nombre des suicides ne fait qu’augmenter, la DGFiP doit avant tout s’occuper de l’humain.
La CGT Finances publiques revendique que les agents berkanis soient contactés en priorité par oral.