CAP C du 11 et 12 juin 2025 : EXAMEN DE SITUATION
Avec des suppressions d’emplois massives, des transferts de missions d’autres administrations vers la DGFiP sans transfert d’emplois, des restructurations permanentes, des suppressions de services et de sites, des méthodes de travail industrialisées, des règles de gestion qui font de plus en plus la part belle à l’arbitraire, des rémunérations qui ne suivent pas et un « management » de plus en plus toxique… le mal être au travail ne fait ue s’aggraver de façon très inquiétante.
Depuis la création de la DGFIP en 2008, nos services ont subi 32 046 suppressions d’emplois temps pleins (ETP), correspondant à plus de 28 % de ses effectifs. C’est 25 % du total des suppressions dans la fonction publique d’État.
Aucune administration ne subit un tel traitement ! La DGFiP est transformée en une administration maltraitante pour ses agents comme pour le public !
La CAP convoquée ce jour en est une conséquence parmi d’autres.
Une soixantaine de dossiers d’agents stagiaires C, suite à la réussite aux concours ou par recrutement de contractuel handicapé, est proposée aux CAP dédiées de cette semaine et la semaine prochaine. L’examen de ces dossiers a pour proposition de ne pas les titulariser, soit en prolongeant le stage, soit en les licenciant.
Pour cette CAP, 44 dossiers avec seulement deux jours de préparation. Nous dénonçons depuis longtemps le manque de temps accordé aux élus représentants des personnels pour défendre sereinement les agents et la réponse de l’administration est d’augmenter le nombre de dossiers par CAP !?
Au-delà de la difficulté de préparer une véritable défense, ce sont les agents stagiaires eux-mêmes qui ne sont pas respectés.
Dès leur arrivée, les attentes vis-à-vis de ces stagiaires sont très fortes voire irréalistes, notamment dans les services comptables spécifiques (SGC, SIP…), comme l’illustrent plusieurs dossiers que nous défendrons lors de cette CAP.
Les compléments de formation se font essentiellement par l’intermédiaire d’agents dans les services, alors même que ceux-ci croulent sous une charge de travail de plus en plus lourde et ne parviennent déjà plus à effectuer correctement leurs missions.
Dans ce contexte de suppressions massives d’emplois que nous supportons depuis de nombreuses années, l’administration se permet tout de même de positionner les stagiaires sur des postes demandant pourtant du temps, de l’expérience et de l’expertise, et d’être de plus en plus exigeante avec eux.
Malgré les meilleures volontés du monde des tuteurs et l’accompagnement de nos sections syndicales locales, des chefs de service au contraire demandent aux stagiaires d’acquérir très rapidement des connaissances fiscales, comptables et transverses de plus en plus complexes avec une formation théorique et une formation métier insuffisantes.
De plus, nous attirons votre attention sur la problématique spécifique des agents en situation de handicap, notamment ceux dits invisibles, pour laquelle la DGFIP et ses directions sont en difficulté dans l’accompagnement de ces agents.
Une réflexion, a minima, sur une sensibilisation aux handicaps doit être proposée dans les plans de formation des directions locales.
Pour la défense de ces dossiers, la CGT Finances Publiques sera attachée aux principes de la bienveillance et de la 2ème chance.
Nous revendiquons que les dossiers présentés soient examinés sous l’angle de la progression professionnelle de l’agent, et non pas seulement sur la subjectivité du niveau attendu pour un agent C, le plus souvent déterminé par des pratiques locales disparates et du ressenti trop personnel de certains chefs de service.