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CAP A du 5 mai 2026 : mouvement national des inspecteurs - Compte rendu

Publié le 21 mai 2026 - Lecture 4 mn

Particulièrement cette année, la CGT Finances Publiques a protesté contre le refus de la DG de donner en amont la date de parution du mouvement. De plus, la date finalement annoncée du 29 avril à 16 h n’a pas été respectée et le mouvement n’est paru que le lendemain matin sur Ulysse. Cela crée beaucoup de stress pour les collègues or même si ceux-ci pouvaient voir un résultat de mutation dès le 29 avril sur MouvRH, ils ne comprenaient pas pourquoi le mouvement global n’était pas sorti.
Il est clair que la DG n’arrive plus à suivre !

Au global, il y a eu moins de demandes de mutations que l’an dernier.
On peut noter qu’il y a, cette année, 6 affectations d’office (Bas-Rhin, Corse du Sud, Gers, Meurthe et Moselle, Moselle) de collègues ayant obtenu la liste d’aptitude ou l’examen professionnel. Il faut préciser que les collègues lauréats doivent faire une très longue liste de voeux et que souvent l’affectation les éloigne considérablement de leur département d’origine et que dirent des lauréats ultra-marins ? Le prix à payer est élevé pour obtenir une promotion !

À l’issue du mouvement, 10 directions restent ouvertes. 4 sont fermées Nièvre, Cantal, Lozère et Haute-Loire, (11 en 2025) et 7 directions ont encore des prioritaires en attente : Loire, Puy de Dôme, Indre, Orne, Guadeloupe, Martinique et Réunion (10 en 2025).
Une question cruciale reste posée : le mouvement national des inspecteurs et des inspectrices va-t-il perdurer ?

Les OS ont rappelé leur attachement à l’existence de ce mouvement.

La DG n’apporte aucune réponse à cette inquiétude.

Pour la CGT Finances Publiques, la suppression du mouvement national serait une catastrophe et le règne définitif de l’arbitraire le plus total : exit convenances personnelles, priorités familiales ou médicales...

LE MOUVEMENT LOCAL
Pour rappel et c’est désormais la règle : tous les postes proposés aux cadres A en local seront désormais au choix donc c’est à chaque inspecteur qui arrive dans une direction locale de trouver lui-même son poste.
Pour la CGT Finances Publiques, opposée à ce système, dans le « tout en poste au choix » pour les inspecteurs et inspectrices, l’arbitraire devient la règle et les risques de discrimination sont infinis.

Résultat de la Réunion
A l’issue de la réunion du 5 mai , les résultats obtenus sont bien en deçà de nos attentes.
La DG reste chiche sur le nombre de situations modifiées (5 sur 32 cas présentés) et aucune concession n’a été faite pour certains collègues vivants des situations personnelles dramatiques. Nous avons alerté sur les risques psycho-sociaux évidents, les arrêts maladie qui augmentent et même pour certains le projet de quitter la DGFiP à court terme.

ANALYSE

👉 Pour la CGT Finances Publiques, les réformes successives des règles de gestion à la DGFiP, au-delà des suppressions d’emplois budgétaires, limitent fortement les possibilités d’affectation dans les départements. Les mutations des stagiaires prennent le dessus sur celle des titulaires. Cela génère de la lassitude et un profond sentiment d’injustice et d’incompréhension.
Des titulaires malheureux qui n’obtiennent pas satisfaction ont vu des stagiaires arriver massivement sur le département demandé, ils se sentent lésés.

A l’issu du mouvement, la CGT Finances Publiques constate que certains départements sont restés déficitaires, y a-t-il une volonté délibérée de garder de la place pour des Inspecteurs stagiaires ?

Pour preuve :
dans le document paru sur Ulysse le 30 avril 2026 et retraçant la situation des effectifs de catégorie A après mouvement projeté au 1er mars 2027, 67 départements affichent un solde d’ETP déficitaire dont certains supérieurs à 10 ETP.
Au total, les vacances de postes s’élève à 838 ETP chez les inspecteurs. Il y avait donc de la place pour accorder leur mutation à plus de titulaires !!!

👉 Pour la CGT Finances Publiques, la DG fait des choix politiques en termes d’effectifs et d’affectations qui pénalisent clairement les collègues pour les mutations.

On peut dénoncer également la difficulté de pouvoir muter pour les collègues sans priorité particulière. De plus le système de critères supplémentaires rend le système peu lisible. Notons aussi que la direction générale applique très strictement les critères (par exemple concernant la priorité pour handicap et son lien avec le département demandé), demande de plus en plus de justificatifs aux collègues et reste très suspicieuse par principe.
Nous constatons chez de plus en plus d’agents, une forte envie de quitter la DGFiP. C’est un phénomène nouveau qui démontre un malaise profond chez nos collègues.

Alors que la DG s’inquiète de l’attractivité, elle ferait mieux d’essayer de garder ses agents.

👉 CE QU’EN PENSE LA CGT FINANCES PUBLIQUES
S’il était encore nécessaire de le démontrer, les CAPN avaient toute leur utilité et permettaient de faire évoluer des situations délicates, de vérifier la bonne application des règles existantes, voire de corriger certaines irrégularités. En les supprimant, la loi de transformation de la fonction publique, a condamné les agent-es et leurs élu-es à subir le bon vouloir de la DG. Elle réduit drastiquement les droits des agents en matière de mutation et les expose à un arbitraire de plus en plus criant.

👉 La CGT Finances Publiques, ses élu-es, revendiquent le rétablissement des CAP de mutations et de 1ère affectation de plein exercice, vraies instances paritaires de contrôle et de défense individuelle dans un cadre collectif. Elle exige la transparence pour les agents dans la confection des mouvements de mutations, des règles d’affectations fines dès le mouvement national (résidence mission/structure).