GT du 19 février 2026 : SPL - Déclaration liminaire
Après une interruption de 4 mois, nous sommes reconvoqués pour étudier les 7 fiches restantes du GT initialement tenu le 12 novembre 2025.
Évidemment, si nous n’avons pu étudier que 2 fiches lors du précédent GT, on se doute bien que nous n’arriverons pas au bout cette fois-ci non plus.
En 3 mois, il s’est passé bien des choses !
Depuis le 5 février, Hélios est sous respirateur artificiel et sort doucement de son coma profond.
Du fait de cette actualité, la CGT Finances Publiques exige de traiter en premier lieu les fiches 7 et 8 (Plan d’évolution d’Hélios et projet Hélios 2)
En effet, la gravité de l’accident industriel lié à Hélios nous interroge sur l’actualité et ses suites.
– Sur l’actualité : nous demandons que tous les personnels concernés puissent bénéficier d’autorisations spéciales d’absence (ASA) pour toute la durée de la panne, en lieu et place des congés déjà posés.
L’incident nous interroge également sur la sécurisation et la reprise d’activité d’Hélios sur des sites de secours spécialisés.
Qu’en est-il pour Hélios qui est une des plus grosses applications métier de la sphère de la Gestion Publique ?
Nous pensons particulièrement aux plus de 2 millions d’agents des fonctions publiques hospitalières et territoriales dont la paye dépend d’Hélios.
– Sur les suites : la CGT Finances Publiques exige de la DG que les agents victimes de cette panne ne subissent pas lors de la reprise un management maltraitant puisqu’ils ne sont en rien responsables des retards dans l’exécution de leur mission.
Nous souhaitons nous assurer de la garantie qu’aucun congé ne sera remis en cause lorsque l’application fonctionnera de nouveau.
Dans la fiche 7, il est évoqué notamment le palier 2026 sur les évolutions structurelles dont on aimerait connaître l’impact actuel ou futur sur les problèmes d’Hélios aujourd’hui.
Enfin, la régularisation des opérations concernées par la coupure d’Hélios générera certainement des problèmes en termes de qualité comptable et par extension sur la responsabilité des différents acteurs au regard de la RGP.
Avec la mise en place des SGC, l’utilisation à outrance du Contrôle Hiérarchisé de la Dépense (qui risque d’arriver en mode recettes), les agents ont vu leurs taches taylorisées et leurs compétences inexploitées.
Plus grave encore, avec la RGP mise en place contre l’avis des organisations syndicales, toutes et tous se demandent quels risques de condamnations ils encourent tout en étant assommés par des demandes de statistiques et justificatifs pour garantir la responsabilité managériale.
M. ROBERT, lorsqu’il était chef du bureau, nous avait indiqué que la RGP et les nouveaux process devaient permettre aux agents de retrouver des tâches plus valorisantes.
Pour l’instant, il s’agit plus de supprimer des postes qu’autre chose.
Vous l’aurez compris, pour la CGT Finances Publiques, ce groupe de travail sous ce format est insatisfaisant.
D’ailleurs, nous réitérons notre demande d’un véritable bilan du NRP avant l’été et de ses conséquences sur les structures de l’ex-Trésor Public et sur les agents qui y sont affectés.
Pour la CGT Finances publiques, il faut faire une pause dans les réformes.
Il faut sonder l’ensemble des agents de la sphère du Secteur Public Local par l’intermédiaire d’un questionnaire élaboré en collaboration avec les organisations syndicales.
Pour la CGT Finances publiques, il est plus que temps de remettre les agents au cœur des discussions.